Friday, November 7, 2014

HAITI: LA FAIBLESSE DE L’OPPOSITION FAIT L’AFFAIRE DE MARTELLY

L’opposition anti-Martelly est faible. Sa voix, debile, n’a toujours pas traversé les frontiĕres. Elle n’est pas relayee par toute la presse dont une partie est sous la coupe reglee du pouvoir. Elle a un leadership argileux. Disons, tres peu costaud. C’est pourquoi celle-ci n’est jusqu’ici pas parvenue ă convaincre ni les groupes sociaux haitiens ni l’internationale qui a inventé le pouvoir tet kale.

Comparativement ă l’opposition qui avait ete montee dans les annees 2000 en vue de combattre l’ex president Jean Bertrand Aristide, celle d’aujourd’hui ne dispose d’aucune sympathie de la part de l’internationale qui, d’habitude, donne le ton. Voilá pourquoi Martelly n’a ni de puces ă l’oreilles ni de fourmis aux cuisses. Il a la main levée sur la berge. Son sommeil n’ayant jamais ete troublé, ainsi ne cesse-t-il de ronfler. En témoingne sa prestation miserable, minable et abominable sur TV5 Monde.

Oú sont passees les têtes d’affiche de l’avant 29 Fevrier 2004? Oú sont les Evens Paul, les Paul Denis, Andre Apaid, Karl Henry Baker, Marie Denise Claude, Gerard Gourgue, Serge Gilles, Monseigneur Poulard, Claire Lydie Parent, Rene Julien, le Collectif Non, les Boulos, et tant d’autres “gendarmes” de la grande guerre anti-Lavalas? Oui, oú sont-ils? Peut etre que, pour eux, tout va bien chez madame la marquise. Peut etre que, pour eux, la democratie est en santé et que l’etat de droit est entrain de s’etablir grace aux bons offices du regime tet kale pro-Duvalirien.

Aucune inquietude. La ville sent bon. Le panier de la menagĕre est rempli pour une pitance. L’eau potable coule dans le robinet du pauvre ă côté du Culligan des riches. A Port-au-prince, le voisin immediat n’est plus une montagne de fatras. Les eaux puantes ne coulent plus dans le rigoles. Donc, pas de soucis. Tout va pour le mieux. Autrement, on les retrouvrait ă la tete des manifs anti-tete kale comme en 2003-2004 contre Lavalas. Ce n’aurait jamais ete un Biron Odige ou un Rony Thymotee ă se retrouver derriere les fers de Martelly. Mais, un Stanley Julien, un Pierre Esperance, ou un certain Richard Morse en attendant l’arrivee de la guerilla d’un certain Guy Phillippe pour tuer des policiers et abandoner en suite leurs cadavres ă la mercie du vent et de la poussiĕre.

Il faut croire que lă oú se trouvent les interêts du blanc, c’est la oú se trouvent egalement ceux des oligarques, des nantis et des affranchis modernes de la cité. Donc, des bloffeurs qui crient ă la dictature uniquement lorsque leurs patrons americains et francais le leur exigent. Allez le demander ă Sauveur P Etienne, un minable sans epine dorsale qui joue au savant dans les medias de Port-au-prince et qui taxe, sans gĕne, l’opposition actuelle de ZO BLOD.

L’opposition actuelle n’inquiètera guĕre Michel Martelly aussi longtemps qu’une note salée le concernant ne viendra de la diplomatie americaine et francaise. Et c’est ă ce moment lă seulement qu’on commencerait par entendre la voix des vieux lions de l’opposition d’hier. N’ayant alors plus de fers au feu, on les verrait prendre la tête des manifs et multiplier des déclarations orageuses. Des opportunistes sans visages, on les a deja vus ă l’oeuvre . Pompiers de services, on les a toujours reconnus comme tels. Idiots utiles, ils l’ont demontré avec maestria en 2004.

Le constat est enfin lă. Les nains de la politique haitienne, n’ont pas fait derailler le train Lavalas en 2004 tel qu’ils le pretendaient. Les forces imperialistes negrophobes l’ont fait. Tout comme elles supportent tet kale aujourd’hui et supportaient le despotisme devasteur des Duvaliers et comparses de 1957-a 1971. Ces forces ne cessent de couver le pays avec tout ce qu’il renferme. Elles dictent les lois. Elles changent et le jeu et les regles du jeu ă volonté. 

Aprĕs plus de deux siĕcles de domination americaine et francaise avec tout ce qu’elle comporte de racisme et de cynisme, avec tout ce qu’elle entraine en terme de misĕre et de déshumanisation, il est bigrement incoherent de continuer ă recourir ă des manifestations de rue rien que pour chambouler un gouvernement. Il faut de préference une révolte. Une revolte qui puisse destabiliser le schéma colonial et offrir de meilleurs materiaux pour la construction d’un nouvel Etat. Un etat sans apartheid. Un etat qui consacre la suprematie du savoir et de la loi sur la delinquence politique, diplomatique et econmique. Oui, c’est de lă que sortiront la delivrance et la salvation des premiers noirs. Une révolte. Une revolte fout! On en a besoin pour ajouter une apostille ă l’acte de l’independence nationale.

Guerby Dujour

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